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 Du goût des choses et de leur partage.

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escolore



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mer 8 Fév - 13:43

Notre dernier concert "de Noël": 3 oeuvres du domaine protégé, entrée libre, droits de Sacem environ 45 Euros.

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escolore



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mer 8 Fév - 13:45

Richaud a écrit:

Ouine-doz est dominant sur le marché, non pas par la qualité du produit, mais par le fait que la société a suffisamment d'argent pour acheter n'importe quel concurrent (et le faire disparaître, bien évidemment)

Je vous écris de mon Mac!


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Pat17

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mer 8 Fév - 14:44

Sébastien C. a écrit:
L’Hydraule est en sommeil depuis plusieurs mois (en fait années) parce que j’ai manqué d’énergie pour m’en occuper.

Je n'avais pas réalisé que l'Hydraule était votre (ton ?) oeuvre. J'ai fréquemment été sur ce site, qui m'a toujours beaucoup séduit par la qualité de son contenu. Merci pour ce travail, et merci pour cette contribution majeure au monde interactif de l'orgue en Français ! Cool

Citation :
Petit à petit, parce que mon travail fait fruit dans d’autres contrées (j’aurai l’occasion d’y revenir dans un autre fil dans un moment), j’y reviens, autant parce que le moine me tient à cœur (ce qui vous prouve qu’il m’est aussi donné de pouvoir discourir avec des gens qui n’en ont rien à faire) que parce que je reste convaincu que ce média possède une grandeur jamais atteinte par aucun autre à ce jour.

Un travail remarquable que cette mise en ligne, qui a du nécessiter un temps considérable quand bien même la méthode utilisée est je suppose le scan + OCR; avec la graphie de l'époque, l'irrégularité des lignes, j'imagine que les erreurs de reconnaissance devaient être extrêmement nombreuses... sans compter le temps nécessaire à la relecture.

C'est d'ailleurs en lisant des passages sur ton (votre ?) site que je me suis mis en chasse d'une version papier de cette somme... Car malheureusement je ne suis pas capable de lire un livre entier sur un écran informatique, même si je me suis mis récemment aux liseuses électroniques (beaucoup plus confortables). Wink

J'ai bientôt fini de lire la deuxième partie du Dom Bédos, qui m'a permis de comprendre de très nombreux aspects de notre instrument qui n'étaient pas jusque là clairs pour moi. Même si le niveau de détail est parfois trop élevé pour moi (notamment dans la partie que je suis en train de lire), cette explication claire et abondamment illustrée est irremplaçable... Wink

Ne riez pas trop fort, mais c'est quand même en lisant cet ouvrage que j'ai enfin vraiment intégré les problématiques de tempérament... Laughing

Merci encore ! Cool
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Sébastien C.

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mer 8 Fév - 20:49

@Pat17
Merci de tes compliments.

Pourquoi rirais-je en lisant que « c'est quand même en lisant cet ouvrage que [tu as] vraiment intégré les problématiques de tempérament » ? Au contraire, j’en suis très fier ! Être passeur de texte, c’est se voir retourner un intérêt quand celui-ci s’étiole ! Le voilà, le salaire de mon travail ! Parce qu’il sera bien stupide le gars qui me soutiendra que je n’en récolte pas un jour les fruits !

Mais soit dit en passant, qu’il soit bien acquis ici que, pour moi, le mauriste n’est pas le seul. Il me semble, par contre, faire partie des inévitables par la somme qu’il a produit. Aristide l’avait en livre de chevet autant que Chopin travaillait le Cantor pour se délier les doigts. Ça ne les a jamais empêché de faire ce qu’ils ont estimé bon de faire dans leur temps de vie. Pour moi, l’Internet, c’est-à-dire les productions numériques, a ceci de fantastique qu’il lie ; en pédagogie, c’est fondamental. Donc si le moine est un fondement publions-le, mais n’en restons pas là. Publions aussi ce que nous avons de Cavaillé et, à partir de ça, comme fondation et comme base, allons plus loin (exemple ici et avec sa conclusion).

Ça, même si ces pages contiennent un joujou JavaScript permettant de se pousser du col au niveau des tableurs (joujou dont il faudrait d’ailleurs poursuivre le développement), cela reste tout de même de la ligature, ou, si l’on veut, de la mise en abyme de théories de facture d’orgues. Tout s’axe sur un seul composant: le lien hypertexte. Mais les serveurs web sont aussi de vrais ordinateurs ; ils peuvent être programmés. Donc si on est un tant soit peu malin, on peut partir de çà et arriver à çà. Dans le genre, il y a tout de même aussi ceci qui, correctement imprimé, n’a actuellement pas d’équivalent à ma connaissance sur le Web...

Les tuyautiers français (et non des moindres) apprécient ; la chose est acquise et il n’est pas nécessaire de s’en gargariser plus avant (les chevilles, ça va bien, merci). Mais ce travail n’est pas fait que pour les tuyautiers. Il est aussi fait parce que je fatigue (à un point qu’aucun d’entre vous n’imagine) de lire des arguments déclamés fondamentaux et exprimé comme des revers de main parce que la réflexion demande du temps, de l’énergie, et surtout, l’humilité de savoir que l’on ne sait pas.

Dans le fil précédemment cité, Didier présente un concert à Saint-Hippolyte. Avant même de parler du sujet évoqué, il va s’ensuivre pas moins de sept posts pour dénigrer un choix de restauration sans l’once d’un étaiement de fondement, alors que l’histoire complète de cet instrument, ses tailles de tuyaux, sa raison d’être historique, donc restauratoire, les plans de sa mécanique, de sa charpente, de sa soufflerie, de ses sommiers sont en ligne depuis 1998.

L’orgue, pour moi, ce n’est un objet de consommation fast food ; cela demande cognition. C’est un objet très lourd, très statique, très chargé d’histoire et de culture. C’est cela-même qui fait son intérêt ; pas d’avoir 61 notes à tous les claviers et 32 au pédalier pour accompagner la liturgie de Jo Akepsimas. Et il n’y a pas de solutions simples aux problème complexes. Si les auteurs de critiques avaient, au moins, demandé le pourquoi du choix de restauration, j’aurai pris le temps de leur expliquer qu’effectivement, comme le fait d’ailleurs remarquer Didier, Beaucourt et Voegeli ont cette particularité d’avoir pris des options uniques en matière d’alimentation et d’harmonie qui nous donne la chance, de pouvoir, encore aujourd’hui, jouir de quatorze jeux parlant dans un espace comme on ne le voit jamais ailleurs. Cela, c’est suffisamment unique pour nous avoir semblé devoir être conservé, parce qu’un instrument aussi peu « bourré » et autant alimenté a une influence énÔrme sur l’harmonie (sauf pour les sourds, s’entend) et que celle-ci, aussi rappeuse qu’elle puisse être perçue par des oreilles que l’on sait encore fort jeunes, tient sur un point d’équilibre qu’il nous a semblé très gratifiant de respecter. Cela, ça s’explique par autre chose que des réflexions lapidaires qui, en substance, reviennent, sous le couvert d’un humour qui n’en est pas, à traîner dans la boue des personnes qui ont fait des choix, pouvant, certes, toujours être critiqués, mais qui, en aucun cas, ne peuvent être jugés pour avoir été le fruit d’un caprice passager ou d’une humeur de mode. Cela, ça demande le temps de lire, juste par respect pour le gars qui a pris, lui-même, beaucoup plus de temps pour le rédiger et de le mettre en ligne. Mais surtout, par respect pour soi-même, juste pour ne pas être traité de minables par le ou les auteurs qui, je vous en fait le serment, attendent vraiment autre chose, même dans la critique, parce qu’ils leur restent la Foi de croire à une plus haute idée de l’échange et de l’Humanité.

Parce que c’est aussi tellement à l’image-même de notre société ; à force de vouloir tout, tout de suite, on finit par ne plus rien avoir. De même, comme je le disais plus haut, à force de vouloir tout garder, on perd beaucoup plus que si l’on avait, simplement, un peu lâché.

D’ailleurs à ce propos je sens bien que je me lâche... Pardonnez-moi tous s’il vous plaît et revenons au sujet.

Bien à vous,
Wink
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hv



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mer 8 Fév - 22:52

Pour ce qui est des B et V, celui que je connais le mieux est celui de Beaucaire, un des plus importants de ces facteurs (si ce n'est le plus).
Tout est sur-dimensionné dans cet orgue, soufflerie monstrueuse, porte vents de même, buffet "sulpicien", flûte de 16p de pédale sur sommier.... Si tout est beau à voir à l'intérieur, il n'en est pas de même au niveau de l'audition : c'est décevant, assez terne et sans ampleur (peut être du à la composition : pas d'anches de 4), c'est assez sourd et peu puissant dans l'immense nef de ND des Pommiers.
La traction est également désagréable, très lourde et insensible.

Pourtant il a été restauré par une grande maison et n'a pas subi de vilaines interventions au cours de son histoire...
La Clarinette de 8p du Positif à anches libre, est certainement un des jeux les plus intéressants de cet orgue.

C'est un instrument que j'apprécie particulièrement en tant que témoignage historique mais qui selon moi, en tant que facteur, est bien en deçà de ce qu'ont pu produire Cavaillé ou les frère Callinet à des dates proches : le résultat sonore et la "pratiquabilité" de l'instrument restant plus importants que les qualités de facture. C'est d'ailleurs un des rares exemples que je connaisse où l'un ne va pas de pair avec l'autre.
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darinze



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Jeu 9 Fév - 17:14

Citation :
Licence : la plupart du temps, on peut imaginer qu’il s’agira d’une Creative Commons
Nom d’auteur : Bach (un auteur très peu enregistré qui gagne a être connu).
Prénom d’auteur : Johann Sebastian (parce qu’il le vaut bien).
Nom d’interprète : certainement pas moi.
Prénom d’interprète : pas plus.
Références de l’avant droit : « Dis Monsieur, je peux publier sur mon site Wouaibe un extrait de la mesure 52 à 77 ? ».
Lieu d’enregistrement : en fait, de manière plus exacte, l’orgue en question.
Date d’enregistrement : parce qu’un orgue se modifie dans le temps.
Jeux usités : parce que ce type de publication a d’abord vocation pédagogique.
Système d’enregistrement : notes du matériel utilisé, micros, emplacement, problématiques rencontrés.
Partition utilisée : si elle est en licence libre, stockage sur le serveur.

Bon début, mais je constate que c'est là un classification de "connaisseur". Pensons aux "amateurs" et aux "simples visiteurs curieux"... je rajouterais volontiers quelques informations destinées aux bébés roses (comme moi):
- sur l'oeuvre: date de création, niveau de difficulté (mettons, sur une échelle de 1 à 5), durée... et pourquoi pas, une classification plus précise qui pourrait indiquer à un jeune couple qui va se marier quelle oeuvre sera plus propice à une "entrée", à la "signature de registres", ... si c'est une oeuvre "classique" ou "contemporaine" (prendre le congrès de Strasbourg de 1932 comme repère du temps ?)
- sur l'auteur: professionnel de l'orgue, simple amateur ? son email (s'il décide de le rendre public), un lien vers son site éventuellement...

Les transcriptions à l'orgue d'autres œuvres qui n'étaient pas prévues pour lui au départ seraient-elles acceptées ? Dans l'affirmative, toute transcription est-elle acceptée (de Also spracht Zarathustra à Super Mario Bros) ?
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Sébastien C.

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Jeu 9 Fév - 23:21

@darinze
Merci de votre réflexion ; elle apporte du concret qui ne spécule pas.

darinze a écrit:
je constate que c’est là un[E] classification de "connaisseur"
Disons, de dilettante informatique qui ne pousse pas des cris d’orfraies (ou de jeunes filles effarouchées) à la seule évocation de la couleur rose. Mais il est vrai que ma modernité m’étonnera toujours.

Notez bien que, qui peut le plus, peut le moins.

Vous avez raison de spécifier qu’il faille se préoccuper des références de l’auteur, principalement pour une histoire de droits. Cela rentre dans le champ « Références du/des ayant droits »

De même, j’approuve évidemment qu’il faille impérativement rajouter la durée de l’enregistrement.

Mais parce que sujet à subjectivité, le niveau de difficulté ou la classification plus précise qui pourrait indiquer ce à quoi l’œuvre peut se destiner, me semble relever d’un autre sujet. On ne spécifie plus ici ce qu’est le fichier de la base de donnée mais un jugement arbitraire, à mon sens un peu éloigné de l’objet traité. De même, savoir que l’œuvre puisse être jugée « classique » ou « contemporaine » peut, dans la plupart des cas, être déduit de la date de création, elle-même découlant du titre de l’œuvre ; il y a donc, il me semble, une redondance d’information que l’apprenti informaticien que je reste vous suggère d’éviter.

Nous listons ici des fichiers stockées sur un serveur ; nous donnons donc des clefs pour faire comprendre ce à quoi il est fait référence; mais cela s’arrête là. Donc, si je note qu’une pièce est bien d’un certain Johann-Sebastian, c’est pour vous laisser chercher qu’il est né en 1685 (de cette façon, vous pâlirez votre rose pour ne plus être un bleu en évitant d’en verdir ou de nous en faire une jaunisse). Donc, cela n’empêche personne de faire ce que l’on appelle, en base de données, une « table » annexe qui fasse référence aux fichiers stockés dans la base avec tous les ajouts qu’il vous semble bon d’y noter. On appelle ce genre de concept un (respirez) « Système de Gestion de Base de Données Relationnelles » (SGBDR). Mais, écrivant ces lignes, c’est vrai que je vous accorde sans peine que l’on peut imaginer une classification très puissante dans la mesure où la base grossisse un tant soit peu (car pour l’instant voyez-vous, pas un seul fichier en vue qui corresponde, par exemple, à du Creative Commons)...

Le fait que vous me spécifiez que je n’ai pas prévu la date de création de l’œuvre m’a fait me rendre compte que je n’ai pas non plus envisagé de champ pour le titre de l’œuvre (soit, juste le plus important)... Suivant le principe que je viens de vous décrire, la date de l’œuvre est conséquente de son titre et doit donc être stocké dans une table annexe parce que ne définissant pas directement le fichier stocké mais apportant des informations plus générales qui peuvent être communes à d’autres (par exemple, si je stocke le fichier de la partition). D’ailleurs, dans l’absolu (et si cette table devait grossir), je ne devrais même pas y stocker le nom d’auteur de la pièce enregistrée mais juste son titre, et encore, sous forme de référence numérique. La redondance, en informatique, c’est la peste ; il faut y penser très tôt.

Pour ce qui est des transcriptions de Super Mario, je ne vois pas ce qui les différencie objectivement de celles des concertos italiens du Cantor ; donc, allez savoir pourquoi, me priver de l’un avec comme conséquence logique (on est en terrain informatique, ne l’oubliez pas) celle de l’autre me ferait de la peine. S’il vous plaît, ne chagrinez pas mon petit cœur fragile en passe d’ouverture : donc, bienvenue à tous les enregistrements d’orgue, pourvus qu’ils soient à tuyaux (et accessoirement franchement rigolos) Wink .

Voici donc où nous en sommes :

  • Titre de l’œuvre : BWV machin bidule chose.
  • Licence : la plupart du temps, on peut imaginer qu’il s’agira d’une Creative Commons
  • Nom d’auteur : Bach (un auteur très peu enregistré qui gagne a être connu).
  • Prénom d’auteur : Johann Sebastian (parce qu’il le vaut bien).
  • Nom d’interprète : certainement pas moi.
  • Prénom d’interprète : pas plus.
  • Références du/des ayant droits : « Dis Monsieur (interprète ou compositeur), je peux publier sur mon site Wouaibe un extrait de la mesure 52 à 77 ? ».
  • Lieu d’enregistrement : en fait, de manière plus exacte, l’orgue en question.
  • Date d’enregistrement : parce qu’un orgue se modifie dans le temps.
  • Durée de l’enregistrement : utile, et pas que pour les statistiques.
  • Jeux usités dans l’enregistrement : parce que ce type de publication a d’abord vocation pédagogique.
  • Système d’enregistrement : notes du matériel utilisé, micros, emplacement, problématiques rencontrés.
  • Partition utilisée : si elle est en licence libre, stockage sur le serveur.


Bien à vous tous,
Smile
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Orguevirtuel

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MessageSujet: Du goût des choses et de leur partage.   Jeu 9 Fév - 23:39

Bonsoir,

On n'est plus dans le libre, mais ne parliez-vous pas d'une application semblable à celle de ouinn daube et qui pourrait s'appeler "Ac..ss" et par laquelle on peut presque tout faire en partant de requêtes en langage SQL ?
Désolé, mais n'en ayant pas l'utilité, je n'ai pas essayé son équivalent en libre.

Je n'ai pas le niveau intellectuel pour participer à ce post, sinon je dirais de monstrueuses bêtises ; ce que j'ai déjà dit ne plane pas haut, alors !

Bonne continuation

Jean-Marie d'orguevirtuel
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Sébastien C.

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Sam 11 Fév - 22:42

@Orguevirtuel
Soyez assez aimable pour ne JAMAIS vous traiter plus bas que ce que vous valez. Vos réflexions sont TOUJOURS les bienvenues dans la mesure entendue où vous les laissez libres et ouvertes. Et soyez aussi conscient du fait que l’échange ne se soumet pas à la hiérarchie ; vous pouvez toujours avoir l’occasion d’enseigner à quelqu’un qui semble en savoir beaucoup plus que vous.

Pour votre information, ce que vous évoquez (M$-Ac..ss) existe mille fois en logiciel libre (c’est même difficile de faire des choix vu l’abondance). Les requêtes SQL sont TRÈS facile à mettre en place sur les serveurs qui proposent, tous, des solutions à foison. Les navigateurs Web (et le HTML) ont suffisamment évolués ces dernières années pour permettre d’offrir des formulaires dynamiques. Donc, pour ce qui regarde seulement l’interface homme-machine, la seule saisie peut parfois s’avérer plus simple a mettre en place dans un navigateur Web qu’avec les widgets des systèmes d’exploitation. De plus, un formulaire de requêtes SQL, c’est nettement moins tordu à mettre en place qu’un formulaire de saisie d’une composition de plein jeu (lignes et colonnes dynamiques, plusieurs types de notations, tant de notes que d’octaves, des cases à cocher qui ont un écho sur une liste déroulante &c.). Je ne vous parle même pas du traitement ultérieur de ces formulaires ; vu nos besoins, c’est l’enfance de l’Art.

Donc le problème n’est pas matériel ; l’outil on l’a, il est performant, il permet toujours beaucoup plus qu’on lui demande, il est mondial, il n’a pas vraiment de limites, il est très simple à mettre en place et son coût est ridicule, justement parce que nous sommes une niche, donc avec très peu de besoins. Ce sur quoi je trouve intéressant de travailler, c’est sur le matériau humain, parce que nous sommes — moi le premier — toujours à râler et que, quand nous avons la possibilité d’agir, à fortiori ensemble, nous le faisons rarement.

Pour peu qu’on y réfléchisse, on peut même imaginer une base décentralisée. À nos petites échelles de niche, c’est faisable finger in the nose ; il suffit que les gens se prennent la main pour que chacun offre à la communauté la part qu’il estime. Et cela peut ne rien coûter. À observer le compteur de cette page, le présent fil s’incrémente en moyenne d’environ trente lectures à chaque post pour peu que ceux-ci soient un peu espacés dans le temps (une journée environ). À cela, il faut enlever les robots indexeurs, ce qui laisse entrevoir environ vingt personnes qui suivent vraiment ce sujet, même si je pense, en fait, qu’il est fort probable que ce soit un peu plus...

Imaginez : si chacun des gens qui composent cet ensemble laissaient seulement un cinquième de l’espace Web que chaque fournisseur d’accès (Orange, Free, &c) attribue généralement gratuitement à chacun de ses abonnés et que quelques pages Web fassent le lien de tout cela... En y réfléchissant, il ne serait même pas nécessaire de demander à chacun d’apprendre à se servir d’un logiciel de FTP (pourtant moins compliqué qu’un traitement de texte) puisque, là encore, les techniques sont suffisamment évoluées pour permettre cela avec un simple navigateur Web. Quand un compte serait fermé, un système d’avertissement aux donateurs que la liste des fichiers stockés sur tel compte viendrait à disparaître, permettrait à ceux qui en auraient copies de la reconstituer. Donc, même avec un nombre conséquent de fichiers, il n’y aurait globalement que très peu de perte parce que cette audiothèque ne serait pas gérée par UNE personne mais par PLUSIEURS... La légalité serait d’autant renforcée dans le sens où si un fichier venait à poser problème, il serait condamné par une majorité. Cela s’appelle la démocratie directe ou non représentative. Et je pense que cela peut marcher, précisément parce que nous sommes une niche.

Tout cela en conscience, en légalité, en harmonie, dans le respect de l’apport de chacun, juste parce que c’est bien d’être ensemble, de partager, d’enseigner à l’Autre et de s’instruire de Lui. Parce que l’Orgue, ce n’est pas, pardonnez-moi, de l’onanisme de salon a destination de petit privilégiés, mais une chose très précieuse, faite par et pour la communauté. Utopique il-a-dit-le-Monsieur ?

Non Monsieur, spirituel ; puissiez-vous n’en être pas dérangé. D’ailleurs : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies » (Oscar Wilde). Souvenez-vous quand Wikipedia est apparu (2001) un nombre incroyable de gens trouvaient cela utopique. Les mêmes, aujourd’hui trouvent tous les défauts de la terre à cette base de connaissance parce ce qu’elle ne sera jamais assez bien pour eux. À ceux-là ; j’offre (librement, of course) ma compassion, la bouche en cul-de-poule, parce qu’il faut bien s’adapter au ridicule quand on prétend en avoir plus le sens. Aux autres, je dis « venez les gars (et les filles aussi, hein!) » ; il est des endroits de Paix, mais aussi de Liberté, d’Égalité et de Fraternité (un truc qui était utopique pendant un certain nombre d’années et qui n’est, j’en conviens, pas très mode en ce moment) ; si cela vous tente, vous devriez essayer ; ce n’est pas « loin de chez vous », c’est « en vous ».

Le monde n’est ce qu’il est que parce que nous l’acceptons comme tel ; les systèmes hiérarchiques, les leaders ont beaucoup moins de raisons d’être par la conscience apportée par les systèmes d’information. Jamais la nuance entre la notion de « responsabilité collective » d’une part et « somme de responsabilité individuelle » de l’autre, n’a été aussi forte qu’aujourd’hui. Il est donc temps de se prendre soi-même par la main ; et pas seulement juste histoire de changer d’air, mais, précisément, pour changer le cours de l’Histoire.

sunny
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Pat17

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Dim 12 Fév - 12:31

Sébastien C. a écrit:
Pourquoi rirais-je en lisant que « c'est quand même en lisant cet ouvrage que [tu as] vraiment intégré les problématiques de tempérament » ? Au contraire, j’en suis très fier ! Être passeur de texte, c’est se voir retourner un intérêt quand celui-ci s’étiole ! Le voilà, le salaire de mon travail ! Parce qu’il sera bien stupide le gars qui me soutiendra que je n’en récolte pas un jour les fruits !

Ce n'est pas forcément à toi que je pensais... Mais il y a sur ce forum de tels spécialistes que mon ignorance bien crasse en matière de facture d'orgue ne doit pas manquer de les faire sourire. Laughing

Sans compter que tout le monde n'aime pas les amateurs en la matière... Rolling Eyes

Citation :
Mais soit dit en passant, qu’il soit bien acquis ici que, pour moi, le mauriste n’est pas le seul. Il me semble, par contre, faire partie des inévitables par la somme qu’il a produit. Aristide l’avait en livre de chevet autant que Chopin travaillait le Cantor pour se délier les doigts. Ça ne les a jamais empêché de faire ce qu’ils ont estimé bon de faire dans leur temps de vie. Pour moi, l’Internet, c’est-à-dire les productions numériques, a ceci de fantastique qu’il lie ; en pédagogie, c’est fondamental. Donc si le moine est un fondement publions-le, mais n’en restons pas là. Publions aussi ce que nous avons de Cavaillé et, à partir de ça, comme fondation et comme base, allons plus loin (exemple ici et avec sa conclusion).

Plus récemment il semblerait que Casavant en avait aussi fait sa bible, et dernièrement j'ai pu regarder un mini-reportage sur la manufacture Thomas où il était indiqué qu'un exemplaire du Dom Bédos était remis (ou prêté) à chaque nouvel employé de la manufacture comme manuel de formation...

Bien sûr que Dom Bédos est terriblement daté, et que curieusement il n'y soit pas fait mention de la traction électrique ou des machines barker... geek

Mais en même temps, il va tellement loin dans les détails que pour un amateur comme moi, qui n'a jamais qu'entrevu les entrailles d'un orgue, je peux visualiser la plupart des mécanismes mis en oeuvre, leur fonctionnement, leur interaction, et enfin comprendre comment fonctionne cet instrument si mystérieux... Wink

Il s'agit naturellement de culture générale, puisque l'accès à un instrument à tuyaux m'est impossible par la force des choses; comprendre la facture d'orgue pourrait d'ailleurs m'être totalement indifférent, puisque d'aucune utilité pratique pour jouer avec Hauptwerk (il m'est plus important de comprendre les problèmes de RAM, de perte d'informations Midi, de réglage de cartes son, etc...). Et que les pros du forum se rassurent, je n'ai pas la moindre envie de me lancer comme facteur d'orgue ! lol!

Ceci étant, cet instrument me fascine littéralement depuis l'adolescence, et en comprendre les rouages, en saisir les limitations, me permettent de beaucoup mieux le sentir quand je m'assieds à mes claviers (virtuels). Cool

Mais bon, on s'éloigne du fil, là... Embarassed
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darinze



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Lun 20 Fév - 18:33

Je reviens dans ce fil prometteur, avec de nouvelles réflexions.

Sur l'artiste:
Il m'est apparu évident qu'il manque plein d'infos.... alors oui, ce jeune Bahc, Back, Bach comment l'écrivez-vous ? si insignifiant est un exemple parfait. Lors donc, on pourrait augmenter les infos sur l'auteur, afin que nous puissions en apprendre plus sur lui :
- sa nationalité, de naissance ou bien d'adoption ou les deux, pourquoi pas
- sa date/année de naissance, et de mort, le lieu également, s'ils sont connus
- une zone divers, qui va de ses titres honorifiques éventuels ayant un rapport avec la musique, et permettant de situer le personnage, à savoir s'il jouait d'autre chose que de l'orgue...

Sur l'œuvre:
J'avais parlé dans une de mes réponses de "classification de connaisseur". J'y reviens pour insister.
Je ne conçois pas que cette base, dans le temps, ne serve qu'aux organistes (ceux précisément que j'ai appelé les "connaisseurs"). Elle attirera, du moins devons-nous faire le maximum, les "estrangers", ceux qui n'écoutent pas en standard de musique d'orgue. Soit qu'ils y viennent par curiosité, soit simplement parce qu'ils ont une fille à marier en juin et qu'ils ont pensé à tout, sauf aux morceaux que jouera monsieur l'organiste, et que donc ils doivent rapidement trouver la playlist idéale, avec une entrée, une signature de registres, un ave marie, une sortie...
Ensuite, je prévois que, de simple base musicale, elle pourra dans le temps, évoluer vers une base beaucoup plus globale sur l'orgue. Pourquoi pas, des plans de construction aimablement fournis par leurs auteurs (y a quelques sites très bien faits sur le net, de fous furieux qui ont construit eux-même leur orgue et dévoilent tout le processus de création, tailles de tuyaux, croquis, schéma de la soufflerie, etc...). Des banques d'images, également, pouvant servir à des illustrations. Des banques de vidéos, pouvant servir à des tutoriels...
Je pense donc qu'il faut donner les clés, à des gens d'horizons divers, y compris des néophytes complets, pour pouvoir s'y retrouver. Si l'on ne classe les morceaux que par titre et auteur, cela deviendra vite une liste absconse de noms et de références, qui ne parlera pas à grand monde et surtout pas les bébés roses.
Aussi, je réappuie sur la nécessité selon moi de classer les œuvres avec des noms de tous les jours, à l'attention des non-organistes.
- sa date de création (ben oui on avait oublié cette donnée pourtant si importante)
- sa catégorie, ce dont je parle plus haut à l'attention de non-connaisseurs, je vois les catégories suivantes
- -- "grandiose", est jugé "grandiose" tout ce qui braoum-tagada, en met plein la gueule, comme, au hasard, l'immensissime BWV 540.
- -- "processional" (je n'arrive pas à trouver le terme équivalent en franchouille, disons que le processional est parfait pour une entrée ou la sortie de mariage par exemple), au hasard la Marche Nuptiale de Mendelssohn. Disons qu'un jeune couple qui cherche une entrée pour son mariage devrait logiquement la trouver là dedans.
- -- "fond d'orgue" : pour les films qui ont besoin de mettre en scène une jeune vierge qui se confesse à un prêtre, il faut bien un "fond d'orgue" pour suggérer au spectateur l'ambiance religieuse du lieu. Excellent conteneur également pour les morceaux de signature de registres...
- -- "émouvant", tout ce qui procure des émotions par l'introspection, à l'opposé donc du grandiose, mettons en exemple le récit de tierce en taille de Grigny, un Ave Maria de Schubert...
- son genre: est-ce un morceau d'orgue uniquement, une retranscription d'un morceau pas prévu pour l'orgue au départ, un morceau pour orgue et choeur, ou pour orgue et instrument, voire orgue et orchestre.
- son style, et nous parlons le langage de l'organiste: style français, style allemand, ...


Je me permets donc de proposer la fiche signalétique remaniée en trois parties: l'œuvre, l'auteur, l'enregistrement
L'œuvre:
Titre de l’œuvre : BWV 540 Toccata en FA
Date de création de l'œuvre : 1714 ou après
Durée: 08:56
Catégorie: grandiose
Style: baroque allemand
Genre: morceau pour orgue
Difficulté: *** (très difficile)
Licence : Creative Commons
Références du/des ayant droits : ce morceau fait partie du domaine public
L'auteur
Nom de l’auteur : Bach
Prénom de l’auteur : Johann Sebastian
Naissance/Décès: 1685 Eisenach (All.) / 1750 Leipzig (All.)
Nationalité: Allemande
Divers: un consensus général le classe comme l'un des plus géniaux compositeurs que l'humanité n'ait enfanté. Fut Kappelmeister à Cöthen, cantor à Leipzig, organiste concertiste réputé, professeur. A commencé par le violon.
L'enregistrement
Nom de l’interprète : certainement pas moi.
Prénom de l’interprète : pas plus.
Lieu d’enregistrement : en fait, de manière plus exacte, l’orgue en question.
Date d’enregistrement : parce qu’un orgue se modifie dans le temps.
Durée de l’enregistrement : utile, et pas que pour les statistiques.
Jeux usités dans l’enregistrement : parce que ce type de publication a d’abord vocation pédagogique.
Système d’enregistrement : notes du matériel utilisé, micros, emplacement, problématiques rencontrés.
Partition utilisée : si elle est en licence libre, stockage sur le serveur.
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darinze



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Lun 20 Fév - 18:44

Citation :
cet instrument me fascine littéralement depuis l'adolescence
J'ai été très surpris en créant, sur un site de musiciens que je fréquente, un topic consacré à l'orgue.
Je ne croyais au début attirer que quelques internautes blasés en manque de distraction. Il est rapidement apparu qu'un grand nombre de personnes se sont inscrites pour suivre le sujet (sans forcément y participer), tant tellement, qu'à un moment la pression et la peur de faire ou dire une megaconnerie me paralysaient presque, et que j'en venait presque à souhaiter sa disparition... puis bon, je m'y suis fait, un gars très gentil est d'ailleurs venu m'épauler, et surtout remettre les pendules dans le droit chemin quand je m'écartais vraiment trop du pied du mur, et effectivement je m'aperçois au final que cet instrument fascine secrètement un grand nombre de gens, qui sont à des années lumière d'imaginer sa complexité, ce qu'on y joue, comment même ça marche...
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Orguevirtuel

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Localisation : 15 km nord Auxerre le long de N6

MessageSujet: Du goût des choses et de leur partage.   Lun 20 Fév - 21:01

Bonjour,

Moi, je le trouve très bien ce site !

J'en reviens au second post précédant le présent : j'éviterais de proposer l'extrait des Songes d'une nuit d'été de Mendelssohn comme marche nuptiale, car ça n'en a jamais été une !
A part cela votre proposition est très intéressante, soutenez la TRES fort ; si j'osais je vous proposerais bien le programme du dernier mariage où j'ai tourné les pages :

ATTENTION, au départ, c'est sur proposition des fiancés et à l'arrivée c'est en accord avec l'organiste ; j'ai assisté à ces échanges !

Procession d'entrée : Introduction à la suite gothique de Boellmann
Accompagnement des différents chants (grégoriens et chorale polyphonique)
...
Offertoire : Ave Verum Corpus de Mozart avec violon
...
Je ne sais plus à quel endroit, le choral de la cantate 147 avec trompette.................................................... Trompette et violon sont des jeunes, de conservatoire, qui appartiennent aux familles...
Procession de sortie : Menuet de la suite gothique de Boellmann puis final de la 2ème symphonie de Widor
Improvisation dans la continuité pour clore...

La chorale, et les mariés qui ne sont pas des locaux, était à la hauteur [tout ce joli monde venait de la France profonde] ; voici un échantillon des chants {en notation carrée} :
Chant d'entrée : Ubi caritas et amor, Deus ibi est alterné chorale/Assemblée
Kyrie de la messe "Aux fêtes de la Sainte Vierge" (Cum jubilo)
Gloria je n'ai pas la réf.
Psaume a capela (Les couplets sont chantés en alternance choeur d'hommes et de femmes)
Alléluia en notation moderne polyphonique
Invocation au Saint Esprit Veni creator chanté en choeur alterné : grégorien/polyphonie (Couturier)
Chant d'action de grâce Tollite hostias de Saint Saëns
Sanctus (de Lourdes)
Notre Père (Rimsky-Korsakov)
Agnus Déi grégorien
Communion Poème de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
Chant final Ave Maria de Lourdes (harmonisation d'origine)

L'orgue n'était pas celui de la cathédrale, mais le 20 jeux II/P de St Eusèbe, seule église chauffée de la ville [et il faisait un froid glacial dont l'orgue a pâti !]

L'organiste ne joue plus depuis bien longtemps la "marche nuptiale" de Mendelssohn.

Je renouvelle mon soutien à votre projet

Jean-Marie d'orguevirtuel
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http://orguesauxerre.net
darinze



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mar 21 Fév - 13:09

Ah mais y a toujours un fossé entre ce que le peuple croit savoir et la Vérité.
Pour 98% des gens, cet extrait de Mendelssohn est une, sinon LA, marche nuptiale. Y a l'autre aussi, celle des américains, mais elle est plus triste (celle de Lohengrin de Wagner, ndlr). Alors certes la conscience nous ordonne de ramer à contrecourant et de divulguer le savoir, mais c'est si difficile...

Très intéressante l'idée de proposer des "playlist-types" pour guider les néophytes dans leur recherche ! C'est à développer. Je suis souvent confronté à des jeunes futurs mariés désespérés qui ne savent pas par où commencer leur recherche. Alors très vite c'est "La marche Nuptiale, là, tatataaaaaamtatatataaaaam" et puis "Oh Happy Day" en sortie parce que tout le monde connaît.
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escolore



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mar 21 Fév - 15:02

L'une est nuptiale (les petits nains dans la forêt), l'autre est une marche de fiançailles ( l'eau en grain ) . Leur usage éventuel est donc défini par leur titre.
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darinze



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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mar 21 Fév - 15:58

Bon! Donc on a déjà répertorié une marche nuptiale pour des nains, et une marche de fiançailles pour des non nains .
Manque plus qu'à trouver une marche de fiançailles pour nains ainsi qu'une marche nupt....


... rhooooooo, escolore, je déconne voyons !



Le chef de projet Seb est parti au ski ou bien ?
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Pat17

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mar 21 Fév - 18:46

Orguevirtuel a écrit:
J'en reviens au second post précédant le présent : j'éviterais de proposer l'extrait des Songes d'une nuit d'été de Mendelssohn comme marche nuptiale, car ça n'en a jamais été une !

J'ai lu la pièce de Shakespeare récemment, histoire de comprendre comment la marche nuptiale s'inscrivait dans l'histoire. Très curieusement, alors qu'il n'était question que de mariages dans l'oeuvre, il n'y avait pas de cérémonie proprement dite... Embarassed

Soit dit en passant, Shakespeare a produit des oeuvres autrement plus belles que celle-là... même si c'était censé n'être qu'une farce ou une comédie. silent
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Pat17

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MessageSujet: Re: Du goût des choses et de leur partage.   Mar 21 Fév - 18:48

darinze a écrit:

Je me permets donc de proposer la fiche signalétique remaniée en trois parties: l'œuvre, l'auteur, l'enregistrement
L'œuvre:
Titre de l’œuvre : BWV 540 Toccata en FA
Date de création de l'œuvre : 1714 ou après
Durée: 08:56
Catégorie: grandiose
Style: baroque allemand
Genre: morceau pour orgue
Difficulté: *** (très difficile)
Licence : Creative Commons
Références du/des ayant droits : ce morceau fait partie du domaine public
L'auteur
Nom de l’auteur : Bach
Prénom de l’auteur : Johann Sebastian
Naissance/Décès: 1685 Eisenach (All.) / 1750 Leipzig (All.)
Nationalité: Allemande
Divers: un consensus général le classe comme l'un des plus géniaux compositeurs que l'humanité n'ait enfanté. Fut Kappelmeister à Cöthen, cantor à Leipzig, organiste concertiste réputé, professeur. A commencé par le violon.
L'enregistrement
Nom de l’interprète : certainement pas moi.
Prénom de l’interprète : pas plus.
Lieu d’enregistrement : en fait, de manière plus exacte, l’orgue en question.
Date d’enregistrement : parce qu’un orgue se modifie dans le temps.
Durée de l’enregistrement : utile, et pas que pour les statistiques.
Jeux usités dans l’enregistrement : parce que ce type de publication a d’abord vocation pédagogique.
Système d’enregistrement : notes du matériel utilisé, micros, emplacement, problématiques rencontrés.
Partition utilisée : si elle est en licence libre, stockage sur le serveur.

Le problème a trop vouloir bien faire, est qu'on finit par ne plus rien faire, bien souvent... Embarassed

Une somme trop riche d'informations à communiquer risque de tuer certaines bonnes volontés pour enrichir la base de données... Embarassed
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AlainT



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MessageSujet: Virtualbaroque   Jeu 8 Mar - 0:41

J'adooore l'altruisme débridé! Enregistrer proprement du réel, c'est long et compliqué si l'on veut que ça sonne. 68, c'était il y a 40 ans (et 36 encore plus ...).
Le virtuel me semble très convaincant MUSICALEMENT, c'est à dire EMOTIONNELLEMENT, le but de la musique. C'est achtement plus facile à produire (au sens complet du terme). Mais pas à jouer. Il faut un organiste, un vrai (pas moi, quoi ...). L'étape suivante étant la spiritualité, qui s'accomode des contingences matérielles, mais pas d'une interprétation approximative.
Je découvre, grâce à ce fill, le site Contrebombarde qui me semble très riche, dans le sens que je viens de dire.
What about virtuallybaroque.com? Onze ans, et toutes ses dents. Gratuit (sauf si l'on consent à quelques dons), depuis ONZE ANS ....
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